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Bilan : amélioration des cursus

3 Avril 2013 , Rédigé par Etudiant administrateur - FMP

Un autre aspect de mon travail a été de proposer des améliorations des différents cursus, en fonction des besoins ressentis et exprimés par les étudiants. Les programmes de cours dispensés par la faculté sont très cohérents et bien pensés, cependant il est clair que les étudiants sont les mieux placés pour faire part de leurs lacunes par exemple. De plus, il a fallu intégrer la réforme des études de médecine qui elle-même induit des modifications très importantes. Enfin, le plan pluriannuel 2014 – 2020 nous donnait l'opportunité d'introduire de nouvelles charges de cours.

A cette occasion, j'ai consulté les étudiants massivement au mois de novembre dans le but de recueillir vos opinions. La préparation du plan m'a permis de remettre un rapport au Doyen, rapport suggérant notamment des modifications/adaptations de cursus. Certaines sont déjà prévues au programme pour l'année prochaine, d'autres seront intégrées après 2014. Section par section, voici les principales propositions qui ont été faites, et retenues pour la plupart. L'un des grands principes généraux a été de maintenir les travaux pratiques le plus possible, et de ne pas surcharger les programmes de cours déjà assez lourds.

Sciences biomédicales.

Il s'agit de la section qui connaît le plus de modifications. Les raisons sont multiples, mais on peut citer parmi elles le fait qu'il s'agit – actuellement – de la seule section complète sur Mons. De plus, le cursus est très récent, ce qui implique certaines « erreurs de jeunesse » à corriger.

Le premier gros principe que j'ai défendu est l'affirmation des spécificités de la section. Bien qu'il y ait un tronc commun de cours avec la médecine – très important à maintenir d'ailleurs – ces deux sections n'ont pas la même finalité. L'une vise à former des médecins aptes au diagnostique, l'autre des chercheurs d'excellence. J'ai ainsi obtenu que dans les cours donnés en commun, les biomeds ne soient plus interrogés sur des diagnostiques, mais que l'accent soit porté sur les techniques.

De nombreuses modifications ont été introduites ou sont en passe de l'être :

  • cours d'anglais sur trois ans, avec une approche progressive visant à pouvoir au bout du compte restituer le contenu d'un article scientifique ;

  • introduction d'un cours de raisonnement logique. S'il est essentiel de bien maîtriser les techniques, il est tout aussi important qu'un chercheur soit apte à se poser les bonnes questions pour guider sa recherche ;

  • introduction d'un cours de bureautique. En effet, nombreux sont les étudiants qui, même en master, ont du mal à utiliser un tableur ou à faire un power-point ;

  • création d'une nouvelle boîte de cours optionnelle en master, pour une spécialisation en biologie moléculaire. La biomol est en effet l'un des plus grands axes techniques utilisés aujourd'hui, et il était dommage qu'elle ne soit pas approfondie, ce qui menait certains étudiants à partir pour accomplir leur master ailleurs ;

  • séparation du cours de parasitologie des biomeds et des médecins. En effet, la parasitologie est un domaine passionnant et porteur de recherche, alors que le cours actuellement dispensé est un cours de parasitologie médicale à vocation purement clinique ;

  • rationalisation de certains cours qui sont donnés deux fois pratiquement à l'identique (cas des statistiques données en deuxième bachelier et en première master) ;

  • meilleur financement des stages de deuxième master, qui sont actuellement en grande partie à charge de l'étudiant malgré des bourses diverses ;

  • possibilité d'organiser des visites en entreprises pour les étudiants désirant s'orienter vers une carrière dans le privé.

Médecine.

Les modifications en médecine sont beaucoup moins nombreuses. Le cursus est assez cohérent dans l'ensemble, au vu des excellents résultats de nos étudiants lorsqu'ils partent à l'ULB. De plus, la réforme des études de médecine induit déjà de très gros changements, dont il convient d'analyser les résultats avant d'envisager d'autres modifications. Cependant, on peut en citer quelques-unes :

  • il a été demandé que soit mis sur pieds un cours d'anglais, beaucoup d'étudiants présentant des lacunes en troisième bachelier dans des activités aussi « basiques » qu'une simple revue de la littérature médicale ;

  • une rationalisation dans l'enseignement des sciences de base, avec une mise en relation plus poussée avec la pratique médicale ;

  • la possibilité de participer à des conférences au sein de l'université, ce genre d'évènement représentant une expérience susceptible d'être valorisante pour une carrière de médecin.

Pharmacie.

Là encore, assez peu de changements. La faute sans doute à un cursus incomplet. Cependant, on peut citer :

  • cours de psychologie propre à la section, ou en commun avec les médecins, en remplacement du cours actuel qui se donne en commun avec les... psychos ;

  • cours de bureautique, pour les mêmes raisons qu'en sciences biomédicales ;

  • cours d'anglais mieux adapté que ce qui se donne actuellement.

Une grosse demande concernant les cursus en médecine et en pharmacie est le développement des seconds cycles de ces sections sur Mons. Il existe beaucoup d'arguments objectifs à ces demandes, en premier lieu le contexte socio-économique particulièrement défavorable du Hainaut. Cependant, ces dossiers sont rendus délicats par des pressions externes à l'université, notamment en provenance d'autres universités plus grosses (ULB et UCL) qui verraient dans le développement de Mons une menace contre leur monopole. Au niveau politique, le CDH bloque également, probablement à cause d'une proximité « historique » entre cette formation et l'UCL, comme on l'a encore récemment vu au sujet du décret dit « paysage ».

Une dernière demande générale a été la mise en place de formations en premiers secours systématiques pour l'ensemble des sections. Il est en effet dommage que des étudiants en médecine ne soient pas, au bout de trois années d'études, utiles à un passant qui ferait un malaise en rue ! Cette proposition est à suivre, elle demande en effet un budget conséquent. Cependant, une collaboration avec des hautes écoles de Mons serait envisageable.

Le développement de notre faculté est une priorité, de même que le renforcement des liens avec les autres acteurs régionaux. Le Hainaut est depuis longtemps l'une des régions les plus défavorisées d'Europe, et l'enseignement est plus que jamais l'un des moteurs de son redressement. C'est pourquoi je continuerai à agir concrètement pour faire bouger les choses à ce niveau. Les progrès réalisés ces deux dernières années sont déjà importants, et ils ne demandent qu'à être poursuivis !

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